Monsieur le Député, Il est des moments dans l’histoire d’un pays où la parole publique cesse d’être un simple instrument de positionnement pour devenir une épreuve de responsabilité. Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments décisifs.
La guerre contre l’Iran a déplacé les lignes militaires mettant fin à la fiction de la protection américaine qui repose sur un calcul de priorités, de coûts, de risques. Or un calcul se révise.
L’impôt est indispensable à chaque pays, car il constitue la principale source de financement des États, en particulier ceux qui ne disposent pas ou plus de ressources naturelles.
Il arrive dans l’histoire des moments où le monde semble suspendu au bord d’un précipice. Des instants rares où les événements cessent d’être de simples crises pour devenir les signes avant-coureurs d’un basculement. Nous vivons peut-être l’un de ces moments.
Avec la disparition de Daouda Ndiaye, c’est bien plus qu’un homme que la Mauritanie perd : c’est une mémoire vivante, une conscience droite, une force tranquille qui s’éteint, laissant derrière elle un vide immense.